La quantité de carbone que nous émettons par personne est variable d’une région à l’autre.

Historiquement, les pays riches de l’Europe et les Etats-Unis sont largement les plus gros émetteurs.  Aujourd’hui,  les émissions de carbone augmentent aussi rapidement dans les pays dits émergents comme la Chine,  l’Inde, le Brésil, etc.

Le dernier rapport de OXFAM paru en 2015, met en évidence d’une part que  « une personne faisant partie des 1 % les plus riches au monde génère en moyenne 175 fois plus de CO2 qu’une personne se situant dans les 10 % les plus pauvres » ; et d’autre part que « les 10 % les plus riches de la planète sont responsables d’environ la 50%  des émissions de CO₂ mondiales ».

Nous ne sommes ni égaux en émission de carbone ni face aux changements climatiques.  Actuellement, les effets se font plus ressentir dans les pays en développement que dans les pays riches qui disposent, en outre d’un certain nombre d'innovations techniques, économiques pour s’adapter.

L’économie des pays en développement étant fort liée au secteur agricole, les changements climatiques impacteront à la foisla productivité agricole et les revenus liés à ce secteur. Selon un rapport de l’ONU, la perte de la productivité due aux changements climatiques pourrait couter près de 2.000 milliards d’euros  par an dans les régions les plus affectées (Asie du Sud, Sud des États-Unis, Amérique centrale, Caraïbe, Nord de l'Amérique Latine et Afrique du Nord et Ouest). 

D’après les experts, il nous revient d’agir sans tarder et adopter rapidement des solutions complémentaires d’atténuation et d’adaptation. La lutte contre les changements climatiques ne pourra réussir sans changements profonds de nos modes de vie et encore moins sans la solidarité entre les pays.